Submersion Marine : La municipalité va offrir des brassards aux habitants de Malo-les-Bains.

brassards-bebes-gonflables-deluxe-pro-7

Chaque habitant de Malo-les-Bains recevra cette paire de brassards orange fluo.

L’automne a pris ses quartiers depuis quelques jours, et le risque de submersion marine va s’accentuer au fur et à mesure que l’hiver approche. Pour réduire les risques de noyades lors des inondations qui affecteront les quartiers de Dunkerque se trouvant en bordure de mer, la municipalité a décidé de mettre en place un vaste plan de prévention en distribuant gratuitement des milliers de brassards orange aux résidents de Malo-les-Bains.

Pour Patrice Vergriete, la mesure est simple, et beaucoup moins coûteuse que d’éventuels travaux d’aménagement du front de mer. « Les caisses sont vides, l’ancienne équipe a tout dilapidé, et on a juste assez pour offrir 3.000 paires de brassards BECO », a précisé le nouveau maire de Dunkerque à notre stagiaire en journalisme.

« C’est surtout pour éviter un nombre incalculable de morts si la mer vient à envahir les rues de Malo-les-Bains. Avec ça, même si vous ne savez pas nager, vous pourrez flotter tranquillement.  Et cela facilitera énormément le travail des secours, qui repèreront tout de suite, grâce aux brassards, les possibles survivants. Et puis surtout, on ne pourra pas dire que la municipalité n’aura rien fait ! termine-t-il.

Reste que certains pensent qu’il aurait été plus utile d’offrir des bouées, voire des gilets gonflables, permettant d’avoir une sécurité maximum lors d’une possible inondation. Face aux critiques, l’équipe municipale a choisi de tester elle-même le matériel, et va organiser une baignade des élus en brassards, ce dimanche matin, digue de mer à partir de 9hs.

La rédaction

 

 

Publicités

Bande de Malo-les-Bains : le carnaval le plus chaud, mais aussi le plus arrosé de la décennie.

article_0201-LIL03-BAINS’il faisait 17° sur la Côte d’Azur ce week end, à Malo-les-Bains pour la dernière bande du carnaval de Dunkerque, les températures sont montées jusqu’à 34° sous les clet’ches. La faute a une météo détraquée qui a fait exploser le thermomètre pour le mois de mars. Les carnavaleux ont dû composer avec ce changement, pas toujours facile à gérer.

Les mieux placés pour en parler, sont ceux qui ont eu le courage d’arborer la fourrure, malgré un soleil de plomb. Piou-Piou, habitué des bandes depuis 25 ans, a trouvé la technique pour éviter que son déguisement devienne un vrai sauna : créer une fourrure qui évacue la transpiration. Comment ? En créant un système intégré d’aérations, et en utilisant des  matières de qualité supérieure (poils de zob) qui assurent une évacuation optimale de la transpiration. « Je peux profiter de mon clet’che habituel et garder une peau fraîche toute la journée malgré la chaleur ambiante. Je l’avais déjà testée lors des bals, et cette première expérimentation  à l’extérieur est une franche réussite » nous explique t-il.

D’autres ont fait preuve de plus de facilité, en enlevant les couches superflues de vêtements. Didier, professeur de mathématiques dans la vie civile, déguisé en grand noir au carnaval, s’est directement peint tout le corps en noir. « Ça aura été un sacré bordel pour me recouvrir le corps de peinture, j’ai dû utiliser sept pots ! Et ça sera un sacré bordel pour tout enlever aussi, mais je pense piquer une tête dans la mer pour enlever tout ça avant de rentrer à la maison », précise t-il.

Natasha, elle, n’a pas fait de fioritures. Déguisée chaque année en « pu-pute », elle n’a pas dérogé à la règle et n’a dû que très peu modifier son déguisement.  »Il est déjà très léger il faut dire : bas résilles, string, et soutien-gorge affriolant avec une fourrure par dessus. Mais là cette année, j’ai enlevé le soutif, c’est insupportable avec cette chaleur. »

Mais certains, n’ont pas écouté les prévisions météo et ont vécu un véritable calvaire durant la bande de Malo. Selon les services de La Croix Rouge, plus de 300 cas de déshydratation sévère ont été diagnostiqués. Pour Yves Cochard, bénévole à la Croix Rouge, c’est « la faute à des déguisements inadaptés à cette chaleur […] Rien que dans l’après-midi, nous avons transporté à l’hôpital un chewbacca, cinq lapins en fourrure, trois canaris, et un homard shérif. »

Pourtant, les bars et autres chapelles ont connu une affluence record pour servir des boissons fraîches aux carnavaleux assoiffés. Pour Marine, gérante de Les Sprats Drilles, elle avoue n’avoir jamais fait un chiffre d’affaire aussi important lors du carnaval. « Les bières se sont vendues à tour de bras, viennent ensuite le Ricard et les punchs, auxquels nous avons rajouté des glaçons pour que ça soit bien frais. » Par contre, les ventes de bouteilles d’eau sont restées au plus bas. Ce qui explique peut être qu’il y ait eu autant de cas de déshydratation, comme nous le rappelle Yves Cochard :  »Il ne faut pas oublier que lorsqu’on boit une bière, on en pisse deux… Avec la chaleur cet effet s’accentue, ce qui crée un risque accru de déshydratation.Il faut boire aussi beaucoup d’eau, ce que certains ont semblé avoir oublié… »

Les carnavaleux sont prévenus pour les prochaines bandes qui se dérouleront, peut être, sous une chaleur aussi exceptionnelle. Mais beaucoup espèrent tout de même retrouver l’année prochaine un carnaval avec des températures normales (avoisinant les 0°c) parce que comme nous l’a fait remarquer Piou-Piou,  »On est pas à Rio ici bordel ».

La rédaction.