Environnement – L’ours blanc serait bipolaire.

Les chercheurs norvégiens du Institut of Animal Behaviour ont publié aujourd’hui les résultats issus de douze années de recherche sur le comportement des ours blancs. Il s’avère que ces mammifères vivant dans les régions arctiques souffrent de troubles bipolaires, qui se définissent par une fluctuation anormale de l’humeur, oscillant entre des phases d’élévation de l’humeur ou d’irritabilité, des périodes de dépression et des périodes d’humeur normale.

Pour les scientifiques, il n’y a aucun doute sur l’origine de ces troubles du comportement : le réchauffement climatique est le premier facteur incriminé.

En effet, face à la montée des températures et la fonte des glaces, les ours blancs voient leurs habitats traditionnels se dégrader, ce qui provoque un stress et une anxiété permanente chez le plus grand des carnivores terrestres. Les chercheurs ont ainsi pu observer des cas d’ours blancs alterner dans la même journée un épisode hypomaniaque et un épisode dépressif, qui se sont traduits par une désinhibition sexuelle importante (plus de 40 rapports sexuels pour un individu dans une même journée avec des ours, des phoques et des pingouins) et des hallucinations notoires (un ours blanc a été observé en train de faire la brasse sur la banquise).

La conclusion du rapport affirme donc que les ours blancs de l’Arctique ne sont pas polaires, mais bel et bien bipolaires. Une équipe de psychiatres spécialistes des animaux devrait rejoindre prochainement cette région du monde pour permettre aux mammifères de bénéficier d’un suivi psychologique et médical.

La rédaction

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