Un carré « abrutis » à l’étude.

DUNKERQUE – Face à l’indignation suscitée par la création d’un carré musulman dans le cimetière de Dunkerque, la municipalité a lancé une étude pour évaluer la possibilité de réaliser également un carré « abrutis » pour que chacun soit traité de manière équitable.

L’initiative serait une première en France, et permettrait que les cons aient aussi leur espace réservé pour reposer en paix. Si la municipalité affirme que le projet est seulement au stade de l’étude, elle sera rapidement confrontée à un manque d’espace important, vu le nombre de personnes qui pourrait prétendre à ce nouveau carré.

Jean-Noël Fachehaux, président du conseil des abrutis dunkerquois, estime qu’une telle démarche enverrait un signal fort pour la reconnaissance des cons locaux, et tiens à préciser que l’on peut être français et con à la fois.

La rédaction


Insécurité – P.Vergriete va installer la vidéosurveillance dans les rues et dans chaque foyer de Dunkerque.

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Dunkerque – C’était une promesse électorale phare du programme de P.Vergriete pour lutter contre l’insécurité. La vidéosurveillance va faire son entrée dans la cité de Jean Bart. L’objectif principal étant de lutter contre les actes de délinquance dits de voie publique, mais pas seulement…

En effet, la nouvelle équipe municipale veut aller encore plus loin, et surveiller les espaces privés des habitants de la ville. L’opération dénommée  »Si je suis un bon citoyen, je n’ai rien à cacher » qui devrait commencer en septembre 2015, permettra à chaque habitant de la ville de posséder sa propre caméra.

Pour l’actuel maire de Dunkerque, il s’agit de surveiller les faits et gestes des potentiels criminels dans la rue, mais aussi chez eux, pour prévenir tout acte de délinquance. « Si une personne sort de chez lui en vêtements sombres, avec une casquette, et un sac à dos énorme, il sera suspecté. Un contrôle de police se fera à la sortie de son domicile pour voir ce qu’il se trouve dans son sac », nous explique P. Vergriete.

Est-ce que l’emprise du tout sécuritaire ne remet pas en cause la vie privée des citoyens ? Selon le maire de Dunkerque, c’est un faux débat. « Ce n’est pas quand un adolescent de 15 ans est devenu un délinquant multirécidiviste qu’il faut commencer à se préoccuper de son cas. Il faut donc agir le plus tôt possible, dans le domicile, en direction des enfants, mais aussi des parents, qu’il faut aider à exercer leurs responsabilités avant qu’ils ne soient totalement dépassés. Si un parent fait mal son travail d’éducation, nous pourrons le voir avec la caméra et intervenir. Moi je fais confiance aux machines, pas aux êtres humains. »

L’installation de la caméra de surveillance se fera gratuitement, et de manière imposée. Toute personne refusant l’installation sera considérée comme suspecte, et devra se justifier de son choix auprès de la police municipale.

La ville de Dunkerque grâce à ce double système de surveillance pourra enfin redevenir une cité calme où il fait bon vivre.

La rédaction.


Immigration – Les dunkerquois veulent limiter la présence de lillois lors du carnaval

ter 2Les Suisses ont dit « oui » à 50,3 % à une limitation de l’immigration, notamment européenne, lors d’un référendum organisé dimanche, selon les résultats officiels. Ce vote a inspiré le collectif dunkerquois  »Touche pas à mon carnaval » qui vient de déposer à la CUD une demande de référendum pour limiter l’afflux de lillois durant les différents carnavals de Dunkerque.

Les lillois dénaturent le carnaval

Nicolas Le Peigne, président du collectif, veut qu’un système de contingents et de quotas soit établi pour limiter « les étrangers » durant les bandes et les bals du carnaval. En effet, il nous explique que cette présence est néfaste, et dénature les festivités :  »ces gens viennent faire carnaval sans connaître les codes, les chansons, etc. Tenez, samedi soir lors du Chat Noir, pas une ligne de bande ne tenait droit, c’était un bordel monstre. La faute à qui ? La faute aux lillois. Dès qu’ils sont un peu opprimés dans le chahut, ils veulent sortir à tout prix ! Quitte à mettre des coups où à insulter les vrais carnavaleux. Alors qu’il suffit juste de crier  »sortie » ! Mais ça, ils n’ont jamais voulu l’apprendre, donc on arrive à ce genre de situation. »

N. Le Peigne voudrait donc que les dunkerquois puissent s’exprimer  »pour ou contre » cette immigration massive qui, selon lui, dénature l’identité dunkerquoise, et met en péril le carnaval.

Un écho favorable parmi les dunkerquois

Selon un sondage Le Sprat Enchaîné – BVA – IFOP, 50,1% des dunkerquois seraient d’accord avec la proposition de Nicolas Le Peigne. Beaucoup en effet pensent que le carnaval perd de sa superbe lors des grandes bandes emblématiques qui attirent les lillois, comme celles de Dunkerque et de Malo-les-Bains.

Loin de se définir comme racistes, la plupart des personnes sondées pensent que lors du carnaval, les lillois devraient rester chez eux. Kevin Pichemou, 26 ans, professeur d’anglais, nous explique s’être déjà battu avec des bobos de Wazemmes, après avoir fait un petit zôt’che à l’une des filles du groupe.  »N’importe quel dunkerquois aurait bien réagi… Mais eux, ils sont différents, trop fermés, trop puritains. Ils n’ont rien à faire ici. », conclut-il.

Donner du temps aux lillois

Pour les lillois, il faut développer les échanges entre Dunkerque et Lille pour que la fête se passe au mieux. Hervé Obri, marié à une dunkerquoise, a l’habitude de venir au carnaval depuis plus de 20 ans. Il nous explique que les codes du carnaval, ça s’apprend : « ma femme m’a enseigné les chansons, les codes, les petits mots fleuris comme wiche, plat’che, picheploïe, tet’ches, etc. Chaque année, j’en apprends de nouveaux ! Il faut laisser du temps aux lillois […] Nous pensons sérieusement créer une école de carnaval à Lille pour donner des enseignements de base aux lillois sur cette fête populaire, et pour qu’ils puissent passer un bon séjour sur la côte […] Nous sommes pour l’interculturalité, la solidarité, et l’amour du prochain. Et je sais que les dunkerquois ont beaucoup d’amour à revendre. Il faut qu’ils fassent confiance aux lillois. Qu’ils les aident dans leur apprentissage des rites du carnaval ! Ça sera plus simple que de les rejeter en masse sans raison. »

Est-ce que les dunkerquois seront assez ouverts pour accueillir à bras ouverts les lillois qui ne demandent qu’à faire la fête ? Ces derniers vont-ils respectés plus scrupuleusement les rites et codes du carnaval ? Réponse les 2 et 9 mars prochain.

La rédaction


Société – La Manif pour tous organise une marche contre le Carnaval de Dunkerque.

manif pour tous dunkerqueCe samedi aura lieu au Kursaal le Bal du Chat Noir, qui sonne le début des festivités du carnaval de Dunkerque. Ce week-end de fête attendu par tous les dunkerquois, risque de prendre cette année une tournure inédite avec l’organisation d’une manifestation ce dimanche, ouvertement opposée au carnaval.

Une fête barbare qui massacre l’esprit des enfants

Absent du paysage politique dunkerquois jusqu’à aujourd’hui, c’est le collectif de La Manif pour tous  qui est à l’origine de cet appel. Né à Paris en 2013 pour s’opposer au projet de loi du mariage homosexuel, le mouvement mené par Anne-Charlotte De La Cruche, lutte aujourd’hui ardemment contre le gouvernement, et sa prétendue « volonté de transformer les filles en garçons, et les garçons en petites filles ».

Contactée ce matin par notre journaliste, Mme De la Cruche nous explique que « le carnaval de dunkerque est une abomination, un danger pour les valeurs de la famille […] Comment voulez-vous qu’un enfant ne soit pas déstabilisé par la vision de son père enfilant le soutien-gorge et les bas de sa mère pour aller chanter dans la rue ? » questionne t-elle. « Il faut que les dunkerquois se réveillent, et prennent conscience du danger que représente cette fête barbare qui massacre l’esprit des enfants. Nous appelons donc au boycott et à l’annulation de toutes les bandes et de tous les bals. «  affirme t-elle.

Les femmes ne peuvent pas bander

La tâche semble ardue, tant le carnaval est une fête populaire qui attire aussi de nombreux habitants de la région, ou même de toute la France. Mais la présidente du collectif La Manif pour tous, ne semble pas impressionnée par le défi. « Nous avons des contacts sur Dunkerque prêts à se mobiliser. Un père de famille nous a appelé en pleurant, et nous a expliqué avoir surpris, un jour de bande, son fils aîné entrain d’utiliser le rouge à lèvres et le vernis à ongles de sa femme pour se déguiser. Et vous savez le pire ? L’enfant lui aurait dit en le voyant  »Ben qu’est-ce ça dit ma tante ? ». Nous avons ici un exemple concret de ce que le Carnaval de Dunkerque est vraiment : une fabrique de tarlouzes et de gouines. » 

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La manifestation de dimanche attirera-t-elle autant de monde qu’à Paris ?

Pour connaître le modus operanti de ce collectif, nous avons rencontré ce père de famille,  Jean Kouinsset, membre de la section dunkerquoise de La Manif pour tous. Il annonce que des opérations coup de poing auront lieu durant toute la période du carnaval. Il évoque même la possibilité de bloquer l’entrée des bals, ou de jeter des bibles lors des jets de harengs. Pour ce père de 56 ans, cadre chez EDF, son combat est plus qu’urgent :  »quand j’entends que certaines femmes s’en vont bander, j’ai des frissons de dégoût qui me traversent tout le corps. Mis à part les transsexuels, les femmes ne peuvent pas bander ! Le rôle d’une bonne mère est d’être derrière les fourneaux, pas dans les chahuts à faire la bringue. »

La religion catholique en danger

En plus d’être inquiet pour le modèle familial français, Mr Kouinsset nous affirme qu’avec le carnaval, c’est toute l’Église Catholique qui est en péril : « dans la tradition chrétienne, les chapelles sont un lieu de recueillement, de prières. Mais à Dunkerque, c’est l’enfer qui s’y trouve pendant le carnaval. On m’a parlé de chapelles où la bière et le champagne coulaient à flots ! Où les gens dansaient le Ouchouchouche ! Vous vous imaginez que ces pratiques s’étendent aux chapelles du monde entier ? Vous vous imaginez le pape François danser sur le Ouchouchouche ? Non, il faut se battre pour défendre notre religion et notre morale, qui sont en danger de morts », nous assure-t-il.

La diversité des arguments avancés par La Manif pour tous sont-ils assez convaincants pour détourner les dunkequois d’une fête traditionnelle qui est inscrite dans les mœurs depuis de nombreuses décennies ?  Pour Anne-Charlotte De la Cruche, il n’y a aucun doute, « il faut remettre dans le droit chemin cette bande de pécheurs […] Je ne doute pas un instant que dimanche (9 février à 9h Place Jean Bart, ndlr) nous serons des milliers à manifester contre le carnaval de Dunkerque et pour la défense des inégalités hommes-femmes. »

La rédaction


Des radars vandalisés à Dunkerque par des « bonnets rouges »

La mode est au bonikea-nains-hautnet rouge et aux idées extrêmes. Le dunkerquois qui semblait épargné par le mouvement contestataire qui agite l’ouest de la France, est-il touché aujourd’hui par la contestation fiscale ?

Car ce ne sont pas moins de cinq radars fixes qui ont été dégradés dans la nuit de lundi à mardi par un groupe de plusieurs personnes arborant des bonnets rouges.

En effet, vers 23h la police de Dunkerque a surpris et mis en fuite un groupe de vingt personnes, tous de petite taille, qui tentaient d’incendier un radar au niveau de Coudekerque-Branche.

Trois de ces suspects ont été interpellés plus tard dans la nuit à Saint-Pol-Sur-Mer. A la surprise générale, il s’agissait de nains de jardin appartenant au FLNJ (Front de Libération des Nains de Jardin), groupuscule révolutionnaire qui milite pour la reconnaissance de leur liberté et de leurs droits.

Dans un communiqué de presse envoyé à notre rédaction, le FLNJ explique que les radars ont été dégradés « pour emmerder l’État français qui organise la traite des nains dans des supermarchés de bricolage et de jardinage. » Ils précisent également que ces actions en appelleront d’autres, « jusqu’à ce qu’on relâche les trois nains de jardin retenus en garde à vue ». Enfin, ils soulignent leur différence avec le mouvement des bonnets rouges « dont les ficelles sont tirées par l’extrême droite » selon leurs propres termes

Les autorités locales n’ont pas encore réagi aux menaces proférées par l’organisation indépendantiste. Le plan vigidelbarre est néanmoins passé au niveau 8, ce qui a pour conséquence de renforcer la présence policière autour des grandes enseignes de bricolage de l’agglomération.

La rédaction.


Micro-trottoir – « Les dunkerquois sont-ils racistes ? »

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crédit photo – Charlotte Perry

La France a peur, peur d’être envahie par une armée de Leonarda. 65% des français sont contre un retour de la jeune kosovarde sur les terres françaises. Le racisme et l’indifférence nourrissent des discours haineux à gauche comme à droite. Liberté, égalité, fraternité aux chiottes ? C’est le sentiment de la rédaction qui a voulu en savoir plus sur cette vague de haine. Et vous, êtes vous raciste ? Détestez-vous les étrangers ? C’est la question que nous avons posé aux dunkerquois lors d’un micro-trottoir.

José Beethoven, 56 ans, retraité, Rosendaël

« Je ne suis pas raciste, mais bon… Pour être sincère, les personnes qui m’ont le plus volé jusqu’à aujourd’hui sont blancs, catholiques, portent un costume trois pièces, une cravate et travaillent dans une banque ou font de la politique […] C’est pourquoi je ne comprends pas pourquoi on s’attaque toujours aux mêmes, je pense pour ma part que c’est un aveu d’impuissance, on ne veut pas voir la réalité telle quelle est vraiment. »

Abdel Ayame, 23 ans, étudiant, Grande-Synthe

« T’es de quelle origine ? » Je suis fatigué d’entendre cette phrase à longueur de temps, alors maintenant je réponds : »Je suis français d’origine coupable ». C’est vrai quoi, c’est pas parce que je suis un peu basané et que j’ai les cheveux qui frisotent que je suis un putain de terroriste ! Avant on était des bougnoules, négros ou basanés. Maintenant on est tous terroristes et maîtres artificiers. Les plus atteints voient même des Merah partout !« 

Marie Loup, 34 ans, professeur de français, Dunkerque

« Il est intéressant de s’arrêter sur le sens des mots qui recouvrent la réalité des migrations. Un non-occidental qui veut venir travailler en Europe est un immigré, cela a une connotation négative. Un occidental qui part travailler en Afrique est un expatrié, cela a une connotation positive. Les deux partent pour obtenir un meilleur avenir professionnel. Mais pour le premier c’est une question de survie, tandis que pour le deuxième c’est une question de commodité, d’accumulation de capital […] Si on pousse l’analyse plus loin, on se rend compte que l’immigré va réaliser un travail laborieux, dans des conditions de grandes précarités alors que le pays dans lequel il se trouve est riche. De l’autre côté, l’expatrié va réaliser un travail qui demande un certain niveau de compétences, très bien payé, alors que le pays dans lequel il se trouve est très pauvre. Pourtant les deux étrangers vont être perçus comme des pilleurs de ressources, alors qu’en réalité, un seul vole les ressources du pays dans lequel il se trouve : l’expatrié. »

La rédaction


Société – Faut-il interdire la fessée ? Les dunkerquois s’expriment.

Coll-Devaney/SUPERSTOCK/SIPA

Coll-Devaney/SUPERSTOCK/SIPA

La fessée fait débat. Un père a été condamné vendredi à 500 euros d’amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Limoges pour avoir donné une fessée à son fils de 9 ans. Faut-il l’interdire ? Faut-il légiférer sur l’usage de la fessée ? Curieux de savoir ce qu’en pensaient les dunkerquois, nous avons réalisé un micro-trottoir pour avoir leurs avis. Témoignages.

Claudine Bastonnade, 64 ans, retraitée, Saint-Pol-sur-Mer.

« J’ai pris des fessées durant toute ma jeunesse. Mon père n’hésitait pas à me déculotter pour me punir avec le martinet. Est-ce que ça a fait de moi une enfant battue ? Évidemment que non. J’ai appris ce qu’était une éducation stricte […] Par ailleurs, on devrait envoyer les militaires dans les banlieues, armés de martinets. Les jeunes feraient moins les mariolles, et on pourrait lutter contre l’insécurité. »

Jean-Yves Rouste, 55 ans, docker, Dunkerque.

« Ma femme utilise la fessée depuis peu. Il faut dire qu’elle a toujours rechignée à le faire, mais en insistant un peu, j’ai pu réussir à la convaincre […] Maintenant elle avoue qu’elle ne pourrait pas s’en passer, elle trouve que ça la défoule ! Et moi j’adore ça ! […] Je l’affirme haut et fort, la fessée a réveillé notre sexualité au quotidien ! »

Kevin Trampe, 7 ans, écolier, Petite-Synthe.

« Je suis intervenu plusieurs fois auprès de mes parents pour leur signaler que je n’étais pas un exutoire, qui leur permet de se défouler en toute légalité. C’est pas parce mon père a des soucis érectiles qu’il doit me cogner. Idem pour ma mère : quand mon père a pu – à l’époque – la féconder, elle a dû mettre entre parenthèses sa carrière de majorette. Elle n’en s’est toujours pas remise. Alors elle me fesse, pour soulager sa souffrance […] J’ai offert un livre de Françoise Dolto l’année dernière à ma mère pour tenter de l’éduquer un peu, mais elle n’a pas compris le geste, et maintenant elle l’utilise pour me frapper avec. »

Hervé Raclée, 32 ans, joueur de football, Dunkerque.

« Il faut interdire les fessées. La semaine dernière encore, on en a pris une avec l’USDK : un 6-0 à domicile contre Amiens. Alors oui, on aurait plutôt intérêt à les interdire, parce qu’en plus de la fessée, on se prend une engueulade par le coach dans le vestiaire ! Alors les branlées, et les fessées, on n’en veut plus ! Stop à l’humiliation ! » 

Propos recueillis par Frédérique Chataîgne