Carnaval – Ces dunkerquois qui n’iront pas au Bal du Chat noir à cause d’une phobie.

Businessman in big problem(special photo f/x)De nombreux dunkerquois commencent à trépigner d’impatience à l’idée de commencer la saison carnavalesque lors du Bal du Chat Noir, qui aura lieu au Kursaal ce samedi 8 février. Cette joie n’est pas partagée par tous. Pour certains, cela peut même se transformer en un véritable cauchemar. Nous connaissons tous les agoraphobes ou les claustrophobes. Mais d’autres phobies très rares existent, et empêchent certains dunkerquois de profiter de ce moment de fête. Témoignages.

Jocelyne, 52 ans, Coudekerque-Branche, coulrophobe.

« J’adorais le carnaval étant petite. J’y allais avec mes copines, c’était vraiment très bien. Et puis un jour, j’ai vu un type déguisé en clown. A ce moment là, j’ai ma main qui tremble, les épaules qui bougent, les pieds qui dansent et je suis devenue toute rouge.  J’ai cru que je faisais un Ouchouchouche, mais en fait non, j’étais prise d’un malaise […] C’est plus tard que j’ai compris que c’était à cause des clowns : j’ai été à un conseil municipal de Dunkerque, et les mêmes symptômes sont apparus. J’ai vite  fait le lien  […] Même si aujourd’hui il y a moins de gens qui se déguisent de cette manière, j’évite d’aller aux bals et aux réunions politiques, j’ai trop peur d’en croiser un. »

Maxence, 26 ans, Gravelines, ailurophobe.

« Depuis que mon frère m’a enfermé dans un placard pendant deux jours  avec des chats qui m’ont pissé dessus et qui ont essayé de me bouffer, j’ai une peur bleue de ces bestioles. Alors pour moi, impossible de rentrer dans un bal qui s’appelle le Chat Noir [… ] Mon psychologue m’a dit que pour vaincre ma phobie, je devais jeter des chatons contre un mur. Mais vu le scandale suscité par le type de Marseille qui a fait cette thérapie et qui se retrouve en taule, je préfère m’abstenir. Je me rattraperai en faisant les bandes ».

Didier, 47 ans, Saint-Pol-Sur-Mer, transphobe et xénophobe.

« Moi je ne peux pas voir en peinture ces tarlouzes là, qui aiment se déguiser en femmes ! Alors mettre les pieds dans un endroit où il n’y a que ça, hors de question ! D’ailleurs j’ai entendu dire qu’il y avait une manifestation contre le carnaval dimanche, et je pense bien y aller ! Parce que la théorie du genre là, c’est super dangereux, ça brouille les pistes, on ne sait plus si on a affaire à une gonzesse, ou à un mec. Donc stop aux transsexuels, et aussi aux Grands Noirs, qu’ils retournent faire carnaval dans leurs pays ! »

Mathilde, 19 ans, Dunkerque, émétophobe.

« Y’a une année où j’ai pris une sacrée cuite au bal du Chat noir. J’ai vomi tout ce que mon petit corps pouvait contenir. Et depuis ce jour-là, j’ai une peur incontrôlable des gens qui vomissent. Alors  hors de question de faire carnaval ! Parce qu’avec toute cette viande saoule qui tire des fusées dans la traille, comme on dit ici, ben je préfère rester chez moi ! »

La rédaction.

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Santé – Le CHD met en place un programme utilisant le cannabis thérapeutique.

bedrocan-flosLa direction du CHD a annoncé ce matin qu’elle mettra en place durant l’année 2014 un programme utilisant le cannabis thérapeutique dans le but de soulager les douleurs des patients atteints de sclérose en plaques, pour limiter les nausées liées à certains traitements contre le cancer ou le VIH, ou pour traiter les dépressions modérées.

Marie-Jeanne Ganja, toxicologue, nous explique : « en Chine, on connaît les propriétés euphorisantes et thérapeutiques de la marijuana depuis 3 000 ans, et même depuis 6 000 ans, selon certaines sources […] Le mode d’administration est simple : on roule un bon gros joint pour le patient, qui pourra en fumer entre deux et trois par jours.  Et cela sans effet d’accoutumance. Il y aura un plus grand bien être chez le malade, qui pourra aborder sa maladie sous un nouvel angle. » 

Le docteur Ganja, nous affirme également, qu’un projet d’aquarium verra le jour au CHD. Il s’agira d’enfermer dans une salle faiblement aérée plusieurs patients, et d’y diffuser de la fumée de cannabis, qui sera inhalée par ces derniers. Les cannabinoïdes, substances chimiques naturelles présentes dans le cannabis, pourront agir directement dans le corps du patient, et lui procurer un bien être physique et mental.

‘C’est une grande avancée médicale », précise le Dr Ganja. « C’est la première fois au monde qu’on administrera à des patients du cannabis dans sa forme végétale, et non un dérivé chimique créé par un laboratoire pharmaceutique vendu à des intérêts capitalistes et qui recherche avant tout le profit… Ici on préconisera avant tout le na-tu-rel ! »

Il serait même question d’effectuer des tests sur le personnel médical du CHD. En effet, selon une étude américaine, fumer un joint par jour dans le cadre de son travail, permettrait de réduire de 70% le stress créé par un environnement professionnel difficile.  A voir si les résultats se confirment au Centre Hospitalier de Dunkerque, où infirmières et aides-soignantes souffrent trop souvent d’une overdose de travail.

La rédaction.

 


Les Bains dunkerquois seront transformés en club échangiste.

bainsC’est une nouvelle pour le moins surprenante qui est tombée ce matin sur le site de la Communauté urbaine de Dunkerque. En effet, les Bains dunkerquois, qui ont échappé à la démolition à plusieurs reprises, vont devenir un club échangiste au cours de l’année 2015.

De nombreux projets ont été présentés à la CUD ces dernières années pour redonner vie à ce monument dunkerquois : création d’un pôle tertiaire, centre de remise en forme, discothèque, centre de communication mais aucun n’aboutit. Aujourd’hui restaurés extérieurement, les Bains vont donc accueillir un club échangiste géré… par la municipalité de Dunkerque.

Un club échangiste en régie publique

Corinne Gonzo, directrice de la Politique de la ville, est à l’initiative de ce nouveau concept. Elle se félicite de l’émergence de ce nouveau projet, qui « va donner un sacré coup de fouet aux pratiques sadomasochiste sur l’agglomération de Dunkerque. » Elle avoue que l’idée lui est venue en lisant les aventures érotiques d’Anastasia Steele et Christian Grey dans le roman Cinquante Nuances de Grey (Fifty Shades of Grey) écrit par la britannique E.L.James : « J’ai dévoré cet été les trois tomes de cette histoire d’amour palpitante. Et puis, je me suis surprise d’avoir appris pas mal de choses sur le BDSM, et les pratiques SM. Je me suis dit alors : il n’y a aucun endroit à Dunkerque où je pourrais m’initier en toute sécurité et en toute propreté au bondage, à la soumission ou à la golden shower. Alors dans l’excitation m’est venue l’idée de créer un club échangiste géré par le service public. « 

L’aménagement du bâtiment se fera sur une année. Corinne Gonzo et son équipe planchent activement sur les différents types de salles qui seront ouvertes au public. « Je ne peux pas en dire trop sur l’organisation de l’espace, mais il y en aura pour tous les goûts ! La seule chose que je peux dévoiler, ce qu’il y aura une salle de conférence pour les entreprises désirant réaliser des réunions de travail ou des présentations de projet […] Nous pensons également mettre à disposition des parents libertins une crèche où ils pourront laisser leurs progénitures entre les mains de nos puéricultrices, et s’éclater dans des gang-bang en toute tranquillité. »

Prendre soin de la santé des dunkerquois.

L’enjeu de la création du club échangiste aux Bains dunkerquois, répond à un soucis constant de la municipalité pour la santé de ses habitants.  Interrogé par notre journaliste, le sexologue Nicolas Jouhy, nous explique qu’avoir des relations sexuelles trois fois par semaine, permet de réduire de 50% les maladies cardiovasculaires. Dans la même mesure, avoir au moins trois orgasmes par semaine permettrait aux hommes de réduire l’apparition du cancer de la prostate, et pour les femmes, cela permettrait de faire baisser les probabilités de développer un cancer du sein.

« Il ne reste plus qu’à s’envoyer en l’air ! » lâche, enthousiaste Corinne Gonzo, qui ne doute pas un moment du futur succès de son projet : « il y a même des personnalités locales qui se sont empressées de me demander des renseignements sur le club, mais je ne peux pas dévoiler de nom ».

Nous n’en doutons pas un instant. L’actualité proche et plus lointaine nous l’a déjà prouvé : quand il s’agit de s’envoyer en l’air aux frais de la collectivité, les membres du PS sont toujours aux avants-postes.


Santé – Pour faire face au manque de personnel médical, le CHD fait appel aux Power Rangers.

Les Power Rangers déjà à l’aise avec les patients
BOB RIHA JR. / AP / SIPA

Le CHD de Dunkerque doit faire face depuis plusieurs années à un manque de personnel médical (aides soignants, infirmières) pour gérer un afflux de patients toujours plus grandissant.

Pour répondre à ce besoin, les gestionnaires de l’hôpital ont fait appel aux Power Rangers, qui devront assurer les divers soins habituels que reçoivent les patients, en plus de les divertir.

Pour Luc Dialise, infirmier syndicalisé chez CGT, « l’hôpital est malade de la logique financière. Dans le secteur de la santé publique, la rentabilité de l’acte soignant est devenue la grande priorité ». Il nous explique les conditions de travail extrêmes que doivent affronter le personnel médical:  les surcharges de travail permanentes et les sous-effectifs ; les heures supplémentaires pas prises en compte, le travail de nuit harassant, etc.

Pour lui, faire appel aux Power Rangers, est une vaste fumisterie. « Je ne remets pas en cause leurs supers pouvoirs qui nous seront utiles, mais l’hôpital va les user jusqu’à la corde. Ils vont abuser de cette main d’oeuvre bon marché pour faire les tâches habituellement exécutée par un personnel diplômé. […] Nous pensons à la CGT que c’est un coup de communication pour donner une bonne image du CHD, mais on sait pertinemment qu’ils feraient mieux d’embaucher plus d’aides soignantes, plus d’infirmières, car combien de temps au final vont-ils tenir ? »

Au niveau de la direction, le son de cloche est bien évidemment différent, et on se félicite de cette collaboration avec les Power Rangers, une expérience unique dans un hôpital français « qui va permettre d’économiser beaucoup d’argent », selon Pierre Rapace, directeur des Ressources Humaines du CHD. « Tout ce qui compte pour nous, c’est que nos finances soient saines. On se moque du social ou de la relation soignant/malade ! Nous voulons des équipes performantes, et sérieuses qui sachent en un minimum de temps prendre en charge un patient. Parce que le temps c’est de l’argent, et que nous, nous en voulons toujours plus ! »

Au Centre Hospitalier de Dunkerque, quand le fric écrase l’éthique, c’est l’humain qui trinque.

La rédaction.