Environnement – L’ours blanc serait bipolaire.

Les chercheurs norvégiens du Institut of Animal Behaviour ont publié aujourd’hui les résultats issus de douze années de recherche sur le comportement des ours blancs. Il s’avère que ces mammifères vivant dans les régions arctiques souffrent de troubles bipolaires, qui se définissent par une fluctuation anormale de l’humeur, oscillant entre des phases d’élévation de l’humeur ou d’irritabilité, des périodes de dépression et des périodes d’humeur normale.

Pour les scientifiques, il n’y a aucun doute sur l’origine de ces troubles du comportement : le réchauffement climatique est le premier facteur incriminé.

En effet, face à la montée des températures et la fonte des glaces, les ours blancs voient leurs habitats traditionnels se dégrader, ce qui provoque un stress et une anxiété permanente chez le plus grand des carnivores terrestres. Les chercheurs ont ainsi pu observer des cas d’ours blancs alterner dans la même journée un épisode hypomaniaque et un épisode dépressif, qui se sont traduits par une désinhibition sexuelle importante (plus de 40 rapports sexuels pour un individu dans une même journée avec des ours, des phoques et des pingouins) et des hallucinations notoires (un ours blanc a été observé en train de faire la brasse sur la banquise).

La conclusion du rapport affirme donc que les ours blancs de l’Arctique ne sont pas polaires, mais bel et bien bipolaires. Une équipe de psychiatres spécialistes des animaux devrait rejoindre prochainement cette région du monde pour permettre aux mammifères de bénéficier d’un suivi psychologique et médical.

La rédaction

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Submersion Marine : La municipalité va offrir des brassards aux habitants de Malo-les-Bains.

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Chaque habitant de Malo-les-Bains recevra cette paire de brassards orange fluo.

L’automne a pris ses quartiers depuis quelques jours, et le risque de submersion marine va s’accentuer au fur et à mesure que l’hiver approche. Pour réduire les risques de noyades lors des inondations qui affecteront les quartiers de Dunkerque se trouvant en bordure de mer, la municipalité a décidé de mettre en place un vaste plan de prévention en distribuant gratuitement des milliers de brassards orange aux résidents de Malo-les-Bains.

Pour Patrice Vergriete, la mesure est simple, et beaucoup moins coûteuse que d’éventuels travaux d’aménagement du front de mer. « Les caisses sont vides, l’ancienne équipe a tout dilapidé, et on a juste assez pour offrir 3.000 paires de brassards BECO », a précisé le nouveau maire de Dunkerque à notre stagiaire en journalisme.

« C’est surtout pour éviter un nombre incalculable de morts si la mer vient à envahir les rues de Malo-les-Bains. Avec ça, même si vous ne savez pas nager, vous pourrez flotter tranquillement.  Et cela facilitera énormément le travail des secours, qui repèreront tout de suite, grâce aux brassards, les possibles survivants. Et puis surtout, on ne pourra pas dire que la municipalité n’aura rien fait ! termine-t-il.

Reste que certains pensent qu’il aurait été plus utile d’offrir des bouées, voire des gilets gonflables, permettant d’avoir une sécurité maximum lors d’une possible inondation. Face aux critiques, l’équipe municipale a choisi de tester elle-même le matériel, et va organiser une baignade des élus en brassards, ce dimanche matin, digue de mer à partir de 9hs.

La rédaction

 

 


Nucléaire – La centrale de Gravelines organise un goûter d’anniversaire pour les 3 ans de Fukushima.

gâteau nucléaireLe 11 mars 2011 le Japon était secoué par un tsunami, qui a ravagé la côte est du pays, et a provoqué l’incident nucléaire de Fukushima. Partout dans le monde auront lieu des cérémonies de recueillements et des actions de militants opposés au nucléaire.

Partout, sauf à Gravelines, où la direction de la centrale a décidé d’organiser un grand goûter ouvert à tous. « Le but est d’informer les habitants sur les bienfaits du nucléaire » nous explique Laurent Thiers-Nobille, directeur du site de Gravelines (EDF). « Il ne faut pas oublier que c’est le tsunami qui a provoqué l’incident nucléaire. Ici, à Gravelines, la centrale possède des bouées gonflables autour de sa structure, ce qui lui permettra de flotter en cas d’inondation. Pas de risque majeur donc. »

Les personnes qui souhaiteront venir à ce goûter gratuit et ouvert à tous qui débutera à 14h, pourront notamment visiter la centrale nucléaire en famille, ou entre amis. Par ailleurs, diverses activités auront lieu durant toute l’après-midi, pour sensibiliser les petits, comme les grands, au miracle du nucléaire. « Sans nucléaire, pas d’électricité. Donc pas d’Ipod ou d’Iphones, ou de Nintendo DS. Papa n’aurait plus de télé, et ne pourrait plus mater de pornos sur son Ipad, et maman ne pourrait plus utiliser sa machine à laver ou recharger son petit vibro », nous rappelle Mr Thiers-Nobile.

Au programme donc, distribution gratuite de pastilles d’iodes, vente de tee-shirt « Fuck you Shima« , ainsi que diverses animations réalisées par le Cirque des Enfants Radioactifs de Tchernobyl, dont un numéro de jonglages à trois bras, et un autre de cracheur de feu à deux têtes à faire pâlir le Cirque du Soleil.  A 15h aura lieu un grand jeu Gendarmes-Méchants militants, version moderne du jeu de nos cours d’écoles , sauf que cette fois-ci, les gendarmes s’élanceront à la poursuite des militants Greenpeace qui essayent de s’infiltrer dans la centrale nucléaire. « Un moment de franche rigolade », nous assure le directeur de la centrale.

La journée se terminera par la dégustation de champagne, et de framboisiers, le tout offert par AREVA. Les enfants pourront même repartir avec la combinaison complète des liquidateurs de Fukushima, et un dvd des plus beaux essais nucléaires français en Polynésie.

« Ça nous fait vraiment plaisir de recevoir du public, conclut Laurent Thiers-Nobille. « N’oublions pas que l’énergie est notre avenir, et qu’il faut investir dans le nucléaire quoi qu’il arrive. Quand il y a un incident de bus avec des enfants, est-ce qu’on interdit aux bus de transporter des enfants ? Non, et bien heureusement. Pour le nucléaire c’est pareil. Il ne faut pas se laisser envahir par l’émotion après un incident comme Fukushima. Le nucléaire, c’est la vie » termine de nous expliquer Mr Thiers-Nobille, particulièrement ému.

La rédaction


Nucléaire – Mutations inquiétantes chez les mouettes rieuses de Gravelines

mouette-requinComme tous les ans , la  LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) procède à  son repérage des différentes espèces d’oiseaux présents sur les côtes de Dunkerque, en vue de les répertorier et de les classer. Mais cette année, les trois vétérinaires participant à ce programme de recherche, sont tombés des nues lorsqu’ils ont aperçu un spécimen de requin-mouette près de la Centrale nucléaire de Gravelines.

Une catastrophe écologique majeure

Pour eux, aucun doute possible. Ce sont les retombées radioactives de la centrale qui altèrent le génome de certaines espèces animales, dont celui de la mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus). « A Fukushima, certains scientifiques ont observé le même type de phénomène. Nous sommes face à une catastrophe écologique majeure », nous explique Catherine Gohélan, membre de la LPO. « Les rayonnements ionisants ont une radiotoxicité qui provoque des mutations de l’animal. Chez la mouette rieuse de Gravelines cela s’exprime par un changement de la partie supérieure du corps, qui va se transformer en gueule de requin. »

Le requin-mouette est carnivore

Le constat est inquiétant, car ce sont plus de douze spécimens qui ont été répertoriés durant ce travail scientifique. « Ce qui nous fait le plus peur, ajoute Catherine Gohélan, c’est que ces requins-mouettes (Crokcrockcephalus ridibundus) ont une tout autre alimentation que les mouettes rieuses. Ces dernières, omnivores, s’alimentent surtout de vers de terre et d’insectes, alors que le requin-mouette, qui est carnivore, a besoin de chasser et de se nourrir de viande […] Nous ne voudrions pas affoler les habitants de la zone, mais nous avons trouvé des carcasses de chien près des nids de requins-mouettes », conclut-elle .

Quand on leur demande si ces oiseaux mutants peuvent attaquer l’homme, les vétérinaires se veulent prudents :  » à Fukushima, seulement trois personnes ont été attaquées par des requins-mouettes, dont une qui a malheureusement perdu un bras. Mais à Gravelines, il n’y a eu pour le moment aucune attaque sur l’homme. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas. Nous pensons néanmoins que les autorités locales doivent prendre des mesures exceptionnelles, comme ouvrir la chasse au requin-mouette pour éviter sa prolifération », nous explique Julien Piaf, vétérinaire à la LPO.

La rédaction


Dunkerque – Les phoques expulsés du port.

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René et Monique

Depuis quelques jours déjà, les phoques qui barbotaient dans le port de Dunkerque étaient devenus la petite attraction pour les habitants du centre-ville. Mais pour certains, ils représentent la menace suprême. Les pêcheurs de notre cité les accusent notamment de voler notre poisson, et d’affamer les dunkerquois. Après diverses manifestations musclées et une pétition ayant recueillie plus de 2.000 signatures, les pêcheurs ont obtenu gain de cause auprès des autorités : les phoques ont été expulsés du port.

En effet, une unité navale de la police nationale est intervenue hier soir vers 19h pour procéder à l’interpellation des deux individus, reconduits immédiatement dans leur colonie d’origine située près de la Norvège.

René et  sa mère Monique, les deux phoques âgés de 5 et 10 ans ont pourtant toujours vécu près des côtes du littoral dunkerquois. Ils n’ont plus eu de contact avec leur colonie depuis 4 ans, et avouent se sentir déracinés par ce changement de milieu naturel. Selon leurs propres déclarations, cette « expulsion est injuste, et honteuse […] On nous fait porter le chapeau de la crise que connaît le secteur de la pêche, alors que notre race est en rien responsable de la surpêche en Mer du Nord et de la disparition de certaines espèces de poissons ».

De nombreuses manifestations de soutien à René et Monique ont eu lieu ce matin partout dans l’agglomération, et exigent le retour des deux phoques sur le littoral dunkerquois. Face à l’ampleur du mouvement  le maire de Dunkerque, Michel Delebarre, dans une intervention radiophonique, a précisé que « seul René pourrait revenir sur les côtes pour bénéficier de la qualité de notre climat de notre littoral ».

La fédération des pêcheurs du Nord (FPN)dénonce avec virulence « la stratégie démagogique de Mr Delebarre, qui use de l’émotion que suscite cette affaire, dans le but de gagner des voix en vue des municipales. » Les membres de la fédération appellent les autorités publiques à supprimer les aides que reçoivent les phoques (100.000 euros pour le suivi d’une colonie) et demandent que les femelles soient toutes stérilisées ou reçoivent la pilule pour éviter qu’ils se reproduisent.

« On en a marre des phoques qui viennent sur le littoral pour être engrossés sur notre dos ! Il ne foutent rien, passent leur temps à se la couler douce sur le sable, pendant que nous travailleurs on se casse les reins à nourrir nos familles […] On ne peut pas recevoir toute la misère des phoques du monde », conclut avec virulence Yves Les Pennes, président de la FPN.

La rédaction.


ArcelorMittal – La multinationale va indemniser les dunkerquois touchés par la pollution atmosphérique.

crédit photo : Dunkerque Pollution

crédit photo : Dunkerque Pollution

Après avoir annoncé un investissement de 92 millions d’euros pour la réfection complète d’un des trois hauts-fourneaux dont il dispose à Dunkerque, ArcelorMittal a débloqué une enveloppe de 3 millions d’euros pour indemniser les habitants de l’agglomération, malades à cause de la pollution industrielle.

Allergies, asthmes, bronchiolites, cancers, les maladies dues à cette pollution sont nombreuses à Dunkerque. Voulant éviter dans le futur que les malades se retournent contre le géant indien de l’acier, les dirigeants de la multinationale préfèrent prendre les devants en engageant un vaste programme d’indemnisation.

« En 2011, nous avions émis 3.000 tonnes de poussières dans l’atmosphère.  Nous reconnaissons que cette pollution a une incidence sur la santé générale des habitants de l’agglomération, surtout ceux de Saint-Pol-sur-Mer. Nous préférons donc indemniser ces personnes, plutôt que d’être attaqué dans dix ans par les veuves ou veufs des personnes décédées suite à leurs maladies ! » explique à notre journaliste, Laskmish Mittal.

Si sur le principe la CGT se félicite de ce plan d’indemnisation, elle émet quelques doutes sur la réelle motivation de Mittal. Serges Dassier, syndicaliste CGT nous évoque ses questionnements :  »Après ce qui s’est passé à Florange, l’image de Mittal en France était plus qu’écornée […] Y’a t-il une réelle prise de conscience de la part de la multinationale, ou est-ce ce qu’on appelle déjà du « Health Washing », c’est à dire l’action d’utiliser une politique sanitaire en vue d’améliorer son image publique ?

Néanmoins la fumée de nos usines nous rendra tous tuberculeux encore un bout de temps, Mittal prévoit en effet que « la pollution industrielle au dioxyde de soufre et au dioxyde d’azote aura totalement disparu de Dunkerque, lorsque le site fermera en 2024. »

La rédaction.


Nucléaire – La centrale EDF de Gravelines perd ses crayons.

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Les fameux « crayons » perdus par la centrale de Gravelines

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un incident grave s’est produit à la centrale nucléaire de Gravelines près de Dunkerque. A 1h56 , alors qu’avait lieu le déchargement de combustible au réacteur n°4, un lot de 12 « crayons » a été égaré par les ouvriers polonais de l’entreprise Sartec.

L’assemblage combustible d’un réacteur à eau ordinaire est toujours constitué de « crayons » contenant les matières nucléaires, arrangés en réseau à maille carrée dans une « structure » assurant notamment leur maintien mécanique.

Les ouvriers polonais avouent que les crayons ont glissé en dessous du camion durant la manœuvre de déchargement, et que la nuit étant particulièrement sombre à cette heure-là, ils n’ont pas pu les retrouver.

Le directeur de la centrale, Claude Foucault-Chimat, se veut rassurant : « Nous maîtrisons la situation. Ce ne sont que de simples « crayons » qui ont été perdu, certes ils contiennent de l’oxyde d’uranium, mais nous rappelons à nos concitoyens, que l’uranium 235 est biodégradable, et qu’il ne faut que quelques millions d’années pour qu’il soit totalement assimilé par la nature. »

Du côté des écologistes, la bronca ne faiblit pas. Depuis ce matin, ils manifestent devant la centrale pour dénoncer un énième incident de ce degré sur le site de Gravelines « On n’est pas content » peste Jean Wamme, président des Écologistes Énervés, qui pose cette question restée sans réponse :  »Faut-il que tout pète pour qu’on soit conscient de la dangerosité de cette foutue centrale ? »

La rédaction