Arena – Ce que coûte réellement la rupture de contrat.

xavier huillard

Xavier Huillard, PDG de Vinci

Dunkerque – Patrice Vergriete en avait fait son cheval de bataille. La salle Arena, voulue et imaginée par Michel Delebarre, ne sortira pas de terre. Mais casser un contrat signé avec l’ogre VINCI ne s’avère pas aussi simple. Le dédit coûtera 13 millions d’euros à la Communauté Urbaine de Dunkerque, en plus des 17 millions de frais divers déjà versés (études, indemnités de retard, piscines personnelles, frais de bouche, voyages au Maroc, et manucures diverses). Pourtant, VINCI ne compte pas s’arrêter là. Voici en détail le vrai coût de la salle ARENA.

Un sacrifice humain annuel

Tous les ans, à l’anniversaire de Michel Delebarre, la CUD devra sacrifier sur le site du Noort Graacht une jeune femme vierge, blonde de préférence. Son cœur lui sera arraché et sera donné ensuite aux actionnaires de la multinationale, avides de chair humaine, pour calmer leur colère d’avoir perdu autant d’argent.

La concession de tous les parkings privés

Tous les parkings privés des particuliers appartiendront à VINCI pour 75 ans. Les habitants devront d’acquitter d’une taxe de 68 euros par mois pour garer leurs voitures dans leurs parkings. S’ils ne payent pas cette taxe, leurs véhicules pourront être embarqués par la fourrière.

 Quinze minutes de publicité quotidienne

Des écrans télés seront installés dans toutes les écoles du Dunkerquois, et les élèves seront obligés de regarder quinze minutes par jour de publicités vantant les mérites des projets que Vinci mène ou veut mener à travers le monde. L’intronisation de Vinci dans les écoles irait même plus loin : une rumeur se propage qu’une section BTP Vinci serait créée au lycée Jean-Bart pour l’année 2015.

Construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à Téteghem

Très en colère suite à la trahison de Franck Dhesin, qui a soutenu Vergriete alors qu’il travaillait pour Vinci, Xavier Huillard a annoncé que la ville de Téteghem serait rasée, et que l’aéroport prévu à Notre-Dame-des-Landes y serait construit gratuitement, ce qui fait la joie des militants nantais.

M. Delebarre avait vendu son âme au diable

Tout cela est bien entendu la faute d’un seul homme, qui en signant en 2010 le contrat avec Vinci avait réalisé sans le savoir un pacte avec le diable. Aujourd’hui disparu depuis les élections municipales (la rumeur dit que Xavier Huillard le séquestre dans un endroit secret, où il serait obligé de remplir  un tonneau sans fond d’harengs pecs) Michel Delebarre aura laissé un beau cadeau d’adieu à tous les dunkerquois.

La rédaction

 

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Economie – VINCI va construire un parking sur la plage de Malo-les-Bains.

La plage de Malo-les-Bains deviendra t-elle un parking géant ?

La multinationale Vinci ne cesse de s’accroître sur le territoire de Dunkerque. Après les logements, l’ARENA et autres parking, voilà que le géant du BTP va s’attaquer à la plage de Malo-les-Bains pour y construire un parking géant de 10.000 places.

Xavier Huillard, pdg de Vinci, se félicite d’avoir décroché ce projet qui était dans les tiroirs de la CUD depuis quelques années déjà. « Les dunkerquois vont enfin avoir le parking qu’ils méritent pour se promener à Malo-les-Bains. Il sera directement construit sur le sable, entre le Kursaal et le poste de secours qui se trouve au milieu de la digue. »

Le projet qui devrait voir le jour en 2016, a été signé hier matin par le président de la CUD, Michel Delebarre, pour un coût total de 540 millions d’euros. « Nous avons utilisé le même modèle de financement que pour la future salle ARENA, c’est à dire en mettant en place un partenariat public privé de 50 ans. «  se félicite le maire (PS) de Dunkerque.

Un parking recouvert de panneaux solaires

Exemple de parking avec panneaux photovoltaïques (Hambourg, Allemagne)

Les usagers du parking, qui a été conçu par le cabinet d’architectes suédois Önvonik Bhïen, pourront garer leurs voitures à l’abri du soleil, car les places seront recouvertes de panneaux photovoltaïques de troisième génération qui permettront de stocker de l’électricité qui sera par la suite revendue à la Belgique.

C’est donc un chantier pharaonique qui s’annonce pour Dunkerque, car les prouesses techniques à réaliser seront nombreuses : construire un système gérant les flux hydrauliques pour éviter que le parking soit recouvert par les marées, et relier les panneaux photovoltaïques à la Belgique pour l’ approvisionner en électricité.

Deux énormes défis qui demanderont une main d’oeuvre nombreuse. Pour Michel Delebarre, ce seront plus de 1.000 emplois qui seront créés pour la construction, dont 2% réservés d’office aux dunkerquois. A terme, pour le gardiennage du parking, et pour l’entretien du système électrique, ce seront 25 emplois durables.  »Une véritable réussite ! » selon le président de la CUD.

Des commerçants heureux. Des riverains pas contents.

Côté riverains, c’est la soupe à la grimace. Marie Kinzgram qui habite sur la digue de mer depuis 20 ans, se dit « scandalisée par un projet inutile qui va détruire le seul espace naturel qu’il reste aux dunkerquois : la plage ».  Elle compte monter, avec plusieurs habitants de Malo-les-Bains, un collectif de lutte contre ce grand projet inutile. « On est trois pour l’instant, mais on ne désespère pas ! » nous explique t-elle.

Côté commerçants par contre, on se frotte déjà les mains d’avoir aux pieds des restaurants des parkings qui vont pouvoir amener du monde, dans des commerces qui depuis quelques années sont assez moribonds. Didier Vandepicheploïe, président des Commerçants de la Digue, évoque le projet de certaines enseignes de s’agrandir pour pouvoir faire face à la vague de clients qui devraient déferler pour l’été 2016. « Ça va booster notre activité, on va pouvoir agrandir, embaucher, se remplir les poches quoi ! On ne remerciera jamais assez Vinci et M.Delebarre de nous offrir autant d’opportunités économiques à nous les dunkerquois. », conclut-il.

Les associations de défense de l’environnement impuissantes.

Pour les différentes associations du dunkerquois qui protègent l’environnement, c’est le dossier de trop. Florence Verderage, présidente de l’ADEMCAPO (Association de Défense des Mouettes, des Canards, des Alouettes, des Poneys, des Ornithorynques des Flandres) exprime son désespoir  » Pour la centrale de Gravelines on n’a pu rien faire. Pour le Terminal Méthanier on n’a pu rien faire. Pour l’Arena, on n’arrive à rien. Et là, c’est le coup de massue. Voilà qu’ils veulent nous construire un parking sur le sable. Pour lequel on ne pourra rien faire non plus. Je me demande à quoi on sert d’ailleurs. » achève t-elle d’expliquer.

Il en reste que tout le monde n’est pas malheureux de voir un projet de cette envergure naître sur Malo-les-Bains. Vinci a enregistré hier soir à la clôture de la Bourse de Paris une hausse de 23 points. De quoi rassurer des actionnaires heureux de voir comment Dunkerque se vend aussi facilement aux plus offrants.


L’ARENA de Dunkerque ne verra pas le jour.

Bannière-ArenaLa nouvelle est tombée ce matin sur le site de la multinationale Vinci : la salle ARENA de Dunkerque ne sera pas construite.  On peut y lire que la décision de l’annulation du contrat a été portée par Monsieur Delabarre lui-même, alors qu’il se battait farouchement jusque là pour que le projet voie le jour.

Interrogé au téléphone par notre journaliste Hollig Arcques, le maire actuel de Dunkerque évoque  »une prise de conscience tardive de l’inutilité d’un tel projet, qui va laisser les dunkerquois sur la paille. » Il faut dire que le contrat en partenariat public privé de 27 ans signé avec Vinci aurait coûté plus de 300 millions d’euros,  alors que les subventions de l’État et du Conseil Régional étaient en baisses. Mais casser un contrat avec Vinci ne se fait pas sans fracas, et la Communauté Urbaine de Dunkerque devra s’acquitter d’une indemnité d’une valeur de 12 millions d’euros. « Je ne sais pas ce qui m’a pris de signer un contrat pareil », nous explique Michel Delebarre, « C’est le genre de dossier qui peut me faire perdre les élections municipales. J’ai préféré tout arrêté, avant qu’il ne soit trop tard. « 

Du côté de l’opposition, c’est la soupe à la grise mine. Jean Michel Verderage, élu EELV, s’interroge : « Sur quoi allons-nous attaquer Michel Delebarre s’il ne construit plus d’ARENA ? Nous allons être dans l’obligation de faire une liste commune avec le PS, puisque sur les autres sujets, nous sommes en parfait accord. Et puis, nous ce que nous voulons avant tout, ce sont des vélos partout. Ça c’est de l’écologie, et Michel est très réceptif à ce genre de choses ».

Patrice Vergriete, lui aussi est inquiet. Celui qui basait tout son programme sur l’annulation ou la révision du projet ARENA se retrouve sans rien. La seule solution qui lui reste, est de plancher sur un vrai programme d’alternatives concrètes et d’éviter que ce soit la désertion dans ses rangs.

Seul Philippe Eymery du Défi Dunkerquois (FN mou) est heureux au final de cette annulation de la construction de la salle ARENA. Il pense présenter dans son programme des municipales, un projet alternatif à celui de la salle multi-sport. Il s’agirait, selon les rumeurs, d’un centre de méditation bouddhiste ouvert à tous. Il permettrait par ailleurs d’accueillir toute l’année tous les Roms qui souhaiteraient s’y installer, dans l’amour et la paix, bien entendu.

Pour fêter cette annulation du contrat liant Vinci et la CUD, l’association ARENA NON MERCI CA VA, principale association de citoyens contre le projet, organise un grand pot festif gratuit et ouvert à tous les dunkerquois, ce samedi 7 décembre à partir de 19h sur la place Jean Bart.

La rédaction


ARENA – Pour faire face aux 10 millions manquants au financement de la salle ARENA, la CUD envisage de créer un Impôt Direct Local Temporaire (IDLT)

argentLa Communauté Urbaine de Dunkerque veut son ARENA, et elle y parviendra coûte que coûte, même si elle doit se mettre à dos une partie des habitants de l’agglomération.

Cette semaine, le Conseil Régional a refusé d’octroyer une subvention de 10 millions d’euros pour le financement de la construction de la salle ARENA. Face au désengagement de la région, la CUD doit trouver d’autres ressources financières. Et elle n’a pas trouvé de meilleure idée, que de créer un Impôt Direct Local Temporaire (IDLT) en pleine période de crise.

Selon l’article IV-65 du Code général des impôts, « cet impôt doit être utilisé dans l’unique but de financer des projets inutiles, dont le prix est exorbitant, et dont les populations ne veulent pas ».

Son mode de prélèvement est très simple, des collecteurs se présenteront aux domiciles des habitants de la CUD pour retirer la somme de 50 euros par personne. « Nous sommes 200.000 habitants sur la CUD, et il nous manque 10 millions d’euros. Le calcul est simple. Avec 50 euros par personne, nous arriverons à combler les 10 millions d’euros manquants au financement du projet « !, affirme le chef du projet de l’ARENA Dominique Deprez.

Mais n’est-ce pas une mesure impopulaire à 6 mois des élections municipales ? Monsieur Michel Delebarre se veut pragmatique : « Si les dunkerquois veulent que leur ville soit au même niveau que Londres, Berlin ou Barcelone, il faut mettre la main à la poche ! 50 euros c’est quoi ? C’est rien du tout ! Surtout pour un si beau projet, qui me tient tant à coeur ! Croyez-moi je veux le meilleur pour Dunkerque ! »

Difficile de croire le contraire.

La rédaction.

*Pour infos :

Le prélèvement aura lieu entre le 15 octobre 2013 et le 15 mars 2014. Toute personne refusant de payer l’impôt se verra recevoir une notification de prélèvement direct sur son compte bancaire, avec une majoration de 10%.


Economie – Le Furet n’ouvrira pas le dimanche. Les futurs salariés déjà en grève.

C’est une véritable claque pour le futur magasin du Furet du Nord qui doit ouvrir prochainement ses portes en lieu et place de Virgin au Pôle Marine, après 13 ans d’absence dans le dunkerquois.

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Le Furet du Nord à Englos (Nord) en janvier 2013. (P. Huguen. AFP)

En effet,  nos confrères du Phare Dunkerquois on indiqué le 2 octobre dans une dépêche que le directeur général, Pierre Coursières, ne comptait pas ouvrir les portes de son magasin le dimanche pour « faire du chiffre d’affaire ».

La réaction des futurs employés du Furet ne s’est pas faite attendre. Alors qu’ils ne sont pas encore embauchés, ils se sont mis en grève contre cette prise de position de la direction, qui selon eux entrave leur choix de travailler plus pour gagner plus. « On ne travaille même pas encore, qu’ils ne veulent pas nous faire bosser le dimanche » peste le représentant FO, Dany Bouquin, « c’est incroyable de bafouer les droits des salariés de cette manière, on ne se laissera pas faire ! », prévient-il.

Du côté de la direction, c’est l’incompréhension générale.  »C’est une situation inédite », affirme M. Coursières, « c’est la première fois que nous devons affronter une grève de futurs employés pour travailler le dimanche […] Le mouvement social financé par Castorama et Leroy Merlin est entrain de contaminer tous les secteurs de la société. Tout le monde veut travailler le dimanche pour gagner plus, alors qu’il suffirait tout simplement d’augmenter les salaires à la base » explique t-il à notre journaliste.

« On ne lâchera rien, insiste M. Coursières, notre retour sur Dunkerque est important pour nous, et puis ce combat est un combat idéologique : si tout le monde travaille le dimanche, nous n’aurons plus un seul jour de chômé pour lire des livres. »

La rédaction