Tous ceux qui ne sont pas Charlie seront rééduqués de force.

Nathalie Saint-Cricq l’a rêvé, la France va l’exaucer. Responsable du service politique de France 2, la journaliste exprimait lors du journal du 13h du 12 janvier 2015 dernier une analyse qui mérite d’être diffusée :

« C’est justement ceux qui ne sont pas « Charlie » qu’il faut repérer, ceux qui, dans certains établissements scolaires ont refusé la minute de silence, ceux qui « balancent » sur les réseaux sociaux et ceux qui ne voient pas en quoi ce combat est le leur. Eh bien ce sont eux que nous devons repérer, traiter, intégrer ou réintégrer dans la communauté nationale. Et là, l’école et les politiques ont une lourde responsabilité. »

C’est donc à partir d’aujourd’hui que le gouvernement va lancer son nouveau programme « Soyons tous Charlie », et ainsi repérer, traiter, intégrer et réintégrer toutes les personnes qui ne se revendiqueront pas du mouvement national de soutien à Charlie Hebdo.

Entendez par-là qu’elles devront assister à des modules de formation (45h par semaine) où elles devront répéter inlassablement « Je suis Charlie » jusqu’à ce que le message soit intégré correctement par la personne dissidente. Si cela ne suffit pas, les réfractaires devront copier 3.000 fois par jour « Je suis Charlie » sur une copie à petits carreaux, en changeant de couleur pour chaque lettre (une couleur chaude devant alterner avec une couleur froide), et avec la mauvaise main.

Ces méthodes ont été développées dans les années 2000 par le CIA, le Mossad et le Houmous, pour éviter tout esprit de rébellion après le 11 septembre 2001, que ce soit aux USA, en Israël, ou dans le Proche-Orient. Elles ont donc fait largement leurs preuves, ce qui va rassurer les français qui espèrent que l’union nationale va perdurer un petit moment avant que tout le monde se remette à se foutre sur la gueule.

C’est à ce prix là que l’on doit défendre la liberté d’expression !

La rédaction.

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Culture- L’arbre de noël de Paul Mac Carthy sera installé à Dunkerque.

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DUNKERQUE – Voilà une bonne nouvelle pour les amateurs d’art contemporain : l’artiste américain Paul MacCarthy a choisi Dunkerque pour installer son œuvre qui – on le rappelle – avait été démontée à Paris, suite à sa dégradation lors de son érection place Vendôme.

«C’est une chance pour Dunkerque», nous affirme Pascale Butteplug, chargée de la culture, « nous allons l’installer place Jean Bart pendant les fêtes. Ça va être génial ! Un arbre comme celui-là, ça déchire !» explique t-elle. « Nous allons même en fabriquer des miniatures pour les vendre !». En effet, Mme Butteplug nous a révélé en off qu’il y a un nombre déjà très important de précommandes, dont la plus grosse est réalisée par l’Amicale BDSM de Petite-Synthe pour son repas de noël de fin d’année. Un futur succès commercial en perspective pour Dunkerque : bientôt on s’arrachera les miniatures de MacCarthy comme les petites Tour Eiffel à Paris.

Voilà en tout cas de quoi rendre notre territoire attractif par le biais d’une offre culturelle innovante et surprenante. Mais à quel prix ? Nous savons de source sûre, que la facture va s’élever à plus de 300.000 euros pour les dunkerquois. Daniel Poppers, en charge du budget à la mairie, nous affirme que le chiffre annoncé est totalement faux, et que le prix réel de la sculpture avoisinera les 250.000 euros « un prix juste pour une œuvre de renommée mondiale, qui fera de Dunkerque le nouveau phare de la culture européenne », précise t-il.

Reste à savoir si tout cela sera du goût des dunkerquois, guère habitués à ce genre d’art en plein centre-ville. Certaines personnes interrogées cet après-midi à ce sujet, avouaient ne pas comprendre une telle dépense, comme ce fut le cas pour Richard F., 45 ans,  gynécologue au noir : « Avec l’austérité et la crise, il y a autre chose à faire pour les dunkerquois que de leur mettre de force un arbre de noël de cette taille en plein centre ».

L’arbre de MacCarthy trônera place Jean Bart jusqu’au 7 janvier 2015, et sera ensuite déplacé au FRAC de Dunkerque.

La rédaction


Bande de Malo-les-Bains : le carnaval le plus chaud, mais aussi le plus arrosé de la décennie.

article_0201-LIL03-BAINS’il faisait 17° sur la Côte d’Azur ce week end, à Malo-les-Bains pour la dernière bande du carnaval de Dunkerque, les températures sont montées jusqu’à 34° sous les clet’ches. La faute a une météo détraquée qui a fait exploser le thermomètre pour le mois de mars. Les carnavaleux ont dû composer avec ce changement, pas toujours facile à gérer.

Les mieux placés pour en parler, sont ceux qui ont eu le courage d’arborer la fourrure, malgré un soleil de plomb. Piou-Piou, habitué des bandes depuis 25 ans, a trouvé la technique pour éviter que son déguisement devienne un vrai sauna : créer une fourrure qui évacue la transpiration. Comment ? En créant un système intégré d’aérations, et en utilisant des  matières de qualité supérieure (poils de zob) qui assurent une évacuation optimale de la transpiration. « Je peux profiter de mon clet’che habituel et garder une peau fraîche toute la journée malgré la chaleur ambiante. Je l’avais déjà testée lors des bals, et cette première expérimentation  à l’extérieur est une franche réussite » nous explique t-il.

D’autres ont fait preuve de plus de facilité, en enlevant les couches superflues de vêtements. Didier, professeur de mathématiques dans la vie civile, déguisé en grand noir au carnaval, s’est directement peint tout le corps en noir. « Ça aura été un sacré bordel pour me recouvrir le corps de peinture, j’ai dû utiliser sept pots ! Et ça sera un sacré bordel pour tout enlever aussi, mais je pense piquer une tête dans la mer pour enlever tout ça avant de rentrer à la maison », précise t-il.

Natasha, elle, n’a pas fait de fioritures. Déguisée chaque année en « pu-pute », elle n’a pas dérogé à la règle et n’a dû que très peu modifier son déguisement.  »Il est déjà très léger il faut dire : bas résilles, string, et soutien-gorge affriolant avec une fourrure par dessus. Mais là cette année, j’ai enlevé le soutif, c’est insupportable avec cette chaleur. »

Mais certains, n’ont pas écouté les prévisions météo et ont vécu un véritable calvaire durant la bande de Malo. Selon les services de La Croix Rouge, plus de 300 cas de déshydratation sévère ont été diagnostiqués. Pour Yves Cochard, bénévole à la Croix Rouge, c’est « la faute à des déguisements inadaptés à cette chaleur […] Rien que dans l’après-midi, nous avons transporté à l’hôpital un chewbacca, cinq lapins en fourrure, trois canaris, et un homard shérif. »

Pourtant, les bars et autres chapelles ont connu une affluence record pour servir des boissons fraîches aux carnavaleux assoiffés. Pour Marine, gérante de Les Sprats Drilles, elle avoue n’avoir jamais fait un chiffre d’affaire aussi important lors du carnaval. « Les bières se sont vendues à tour de bras, viennent ensuite le Ricard et les punchs, auxquels nous avons rajouté des glaçons pour que ça soit bien frais. » Par contre, les ventes de bouteilles d’eau sont restées au plus bas. Ce qui explique peut être qu’il y ait eu autant de cas de déshydratation, comme nous le rappelle Yves Cochard :  »Il ne faut pas oublier que lorsqu’on boit une bière, on en pisse deux… Avec la chaleur cet effet s’accentue, ce qui crée un risque accru de déshydratation.Il faut boire aussi beaucoup d’eau, ce que certains ont semblé avoir oublié… »

Les carnavaleux sont prévenus pour les prochaines bandes qui se dérouleront, peut être, sous une chaleur aussi exceptionnelle. Mais beaucoup espèrent tout de même retrouver l’année prochaine un carnaval avec des températures normales (avoisinant les 0°c) parce que comme nous l’a fait remarquer Piou-Piou,  »On est pas à Rio ici bordel ».

La rédaction.


Culture – Le Studio 43 deviendra le Studio 69.

58112038studio-43C’est un monstre du paysage culturel dunkerquois qui va disparaître très prochainement. Empêtré dans des difficultés financières qui empêchent la structure de fonctionner normalement, le cinéma du Studio 43 situé au Pôle Marine va devoir tirer le rideau sur une aventure qui aura duré plus de 20 ans.

Son ancien directeur, Giuseppe Licule, est amer : « La crise économique aura eu raison de notre cinéma […] Les dettes se sont accumulées, on tournait à perte, ce n’était plus tenable. Le conseil d’administration a pris une décision difficile. J’espère que nos spectateurs comprendront, et continueront de soutenir le cinéma d’auteur d’une autre manière. »

Ils ne viendront certainement pas dans le cinéma du nouveau repreneur, Yves Wiche, qui en lieu et place du Studio 43, va créer le Studio 69. « On va relancer le cinéma porno à Dunkerque ! Ça va être génial ! Mais attention, pas du porno des années 70, nous on va faire dans la 3D, ça va être top, vous allez en prendre plein la figure ! »

Fini donc les rétrospectives sur Jean Cocteau, où la diffusion des films endiablés d’Emir Kusturica. Place maintenant aux oeuvres des John Biroute, ou des Clit Horis, nettement moins gracieuses ou stylées que les films classés « arts et essais ».

Plus d’infos sur http://www.studio69.com

La rédaction.


Concours « dessine ton carnaval » – Les enfants priés de ne pas envoyer des dessins pourris.

affiche carnaChaque année la Ville de Dunkerque lance son concours « Dessine ton carnaval » ouvert aux jeunes de 4 à 15 ans. Tels des petits Picasso en herbe, nos creut’ches doivent donner leur vision de cette grande fête qu’est le carnaval à l’aide de crayons de couleurs, de gouache ou de collage. Le vainqueur du concours verra son affiche placardée sur toute l’agglomération dunkerquoise.

Mais depuis quelques années, le résultat final est souvent médiocre, et les associations carnavalesques se plaignent de la mocheté des affiches, qui servent également à promouvoir le carnaval de Dunkerque en dehors de la ville. « A la Gare du Nord de Paris, et à Lille on retrouve nos affiches du carnaval. Déjà que Dunkerque ne bénéficie pas d’une image sexy auprès de l’ensemble des français, si on s’amuse à coller des affiches dessinées par des enfants qui n’ont aucun talent artistique, tout le monde aura l’impression que Dunkerque est rempli de simplets », nous explique le président de l’association des Acharnés, Christian Gromelon.

Selon Michel Saklacoli, chef de service de la Communication à la mairie de Dunkerque, « il faut que les parents empêchent leurs enfants d’envoyer leurs merdes […] C’est eux qui payent les timbres et les enveloppes non ? Donc ils peuvent en amont réaliser un premier travail de sélection qui nous évite d’avoir un choisir un travail pourri. »

De l’aveu de ce fonctionnaire municipal, pour l’instant le jury de ce concours n’a reçu que deux dessins, alors que les années précédentes plus de 2000 enfants avaient envoyés leurs productions. « C’est le prix de la qualité ! Vous allez être surpris cette année !, assure t-il à notre journaliste.

On l’espère tous.

Résultats du concours début janvier 2014.

La rédaction.