Réponse du Sprat Enchaîné à M. Delebarre (et à tous les autres) sur l’utilisation de l’anonymat dans la presse (ou ailleurs)

Cher Michou,

Nous te remercions grandement d’avoir répondu à notre questionnaire des mumucipales. C’est sympa de ta part, et ça détend un peu l’atmosphère en cette période trouble des élections.

Notre rédaction a cependant senti une pointe d’agacement dans tes réponses face à notre anonymat. Et ça nous rend chafouin. Alors on veut éclaircir deux trois choses, pour éviter tout malentendu.

L’anonymat – ou l’usage de pseudonyme – présente un intérêt majeur : en avançant masqué, on se met relativement à l’abri, et, courant moins de risques, on peut se permettre plus facilement d’émettre des points de vue critiques sur certains sujets tendus (et là on sent combien l’Arena ou le nucléaire sont des enjeux importants à tes yeux) ou sur des personnalités locales (tu remarqueras qu’on épargne personne, mis à part Jacques Volant peut être qui n’a pas encore eu le droit à son petit article). Et bon, on sait aussi combien le fait  de recourir à la facétie, à la parodie et à la bouffonnerie, peut susciter bien des ennemis.

C’est pas qu’on a peur de se voir trancher la tête sur la place publique pour nos articles qui ne sont pas toujours de très bonne facture, mais nous savons tous combien il est facile aujourd’hui d’ostraciser socialement ou professionnellement une personne – ou un groupe de personnes – pour avoir osé s’exprimer sur certains sujets.

Toi, qui te défini dans notre article comme  »un responsable politique attaché à la démocratie », tu devrais savoir que cette « démocratie » n’est plus en très bonne santé, et que la liberté d’expression n’est plus vraiment garantie.

Et du coup on s’inquiète profondément pour toi. Car comme nous prévient le grand philosophe indien Jiddu Krishnamurti « ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à un système malade. »

Nous tu sais, ce qui nous intéresse avant tout, c’est de s’autoriser  des libertés avec les codes journalistiques ou littéraires en vigueur sans craindre qu’on se moque de nous (oui on aime bien se moquer des autres, mais on n’aime pas qu’on se moque de nous !)  ou qu’on nous provoque en duel pour réparer une humiliation publique !

Bref, Michou, sache que si c’est toi qui est élu ou un autre, on continuera d’emmerder notre monde, et d’essayer de faire rire les dunkerquois ! Car on aime ça, et on est pas prêts de s’arrêter !

Bisous,

La rédaction

 

 

 

 

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